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La culture pop japonaise en France, WTF ?*

21/10 | Culture | Auteur: Jinnosuke


    Depuis un certains temps l’image véhiculé du Japon en France est assez bizarre voire complètement ironique. Il y a de cela quelques années, la culture pop japonaise était synonyme de japoniaiserie. Effectivement, l’arrivé des manga sur le territoire français, n’avait pas eu droit à un accueil des plus sympathique par la presse. Rappelons nous de l’époque manga = sexe et violence, les jeux vidéo rendent fou et font exploser la télévision de l’oncle John-Bobby. Quel bon temps…  que l'on arriverait presque à regretter.


Aujourd’hui la culture pop japonaise est reconnu par tous, et chacun en a fait son fond de commerce, le Japon en tête d’affiche suivit d’innombrable sociétés.  Depuis nous sommes noyés par d’abondants manga plus mauvais les uns que les autres, d’un phénomène de mode du « JAPON, tout est génial ».  Une image véhiculée qui est en général complètement fausse. La presse qui se dit sérieuse comme Le Monde, le Figaro, le Nouvel Obs, Libé, Télérama et consort ont tous plus ou moins abordé le sujet du Japon chic, classe, excentrique, fashion quoi.  L’attirance de ce pays en France est dû à l’engouement des manga, les ados, les jeunes adultes, ont découvert une nouvelle façon de vivre à travers différente histoire. Le « Hic » c’est que les ados qui font leur crise de merde (restons polie tout de même)  se retrouvent immergés de repères erronés vis-à-vis du Japon. Il suffit tout simplement de voir le phénomène cosplay, loligoth ou autre. Alors oui nous allons faire une généralité bête et méchante, mais je ne peux m’empêcher de rire et d’être atterrer à la fois, par la fausse idée que les japonais sont plus tolérants, plus ouverts. Vous croyez réellement que le japonais moyen pense que c’est génial « top sugoi kawai ». Non ! Le japonais moyen pense comme tout le monde : «  Mais bordel ! C’est quoi cette bande de trou du cul débile qui se déguise en pétasse gothique pouf et autre tapette maquillé ». Les japonais ne sont pas plus ouverts que n’importe quelle personne censée.  Le système de cosplay, et autre otaku est un système communautaire toléré mais en aucun cas supporté. D’ailleurs les otaku ne sont pas considérer comme faisant parti de la culture populaire, mais est clairement considéré comme une marginalisation. Mais attention une marginalisation qui rapporte beaucoup d’argent et qui soutient une bonne partie de l’économie de l’Entertainment, et qui dit argent dit, que l’on peut faire quelques concessions sur ses idéologies.


Le business, l’argent, voilà le véritable fond, non pas du problème, mais de ce mouvement « culturel ».  Plusieurs exemples me viennent à l’esprit, depuis 2/3 ans un nombre incalculable de resto japonais se sont ouverts dans la capitale française, en fait j’en ai recensé 495 pour être exact, et les 3/4 sont en fait d’anciens traiteurs chinois qui tiraient vers le fond. Qu’est ce qui les a sauvés ? Les SUHI !!! Ils peuvent remercier tout le foin qu’a fait la presse féminine, culinaire et autre sur les bienfaits  de ses délicieuses bouchées. Le problème c’est qu’en général ils ne sont pas frais et de piètre qualité, la contrefaçon chinoise frappe partout, même dans votre assiette.  Parlons maintenant du phénomène manga,  ouhouh !  Les mangasse comme certains aiment dire est une véritable mine d’or pour les éditeurs, pas tous attention, et il n’y a pas honte de faire de l’argent avec cela, il s’agit là d’un commerce comme un autre. Pourtant depuis quelques années on peut tout de même se poser des questions sur tout ce qui arrive sur les rayons des librairies. Pourquoi autant de choix ? Non, pardon j’ai mal formulé la question. Pourquoi autant de séries de bas étages ? La réponse est simple : l’argent, encore. Non pas que nos chers éditeurs français vous obligent à acheter du très moyen de gamme, mais lui par contre, l’est. Effectivement, les éditeurs japonais eux on vite comprit qu’il y avait des belles sommes d’argent à faire en obligeant à vendre des lots de « droits de distributions etc.. » Mais pourquoi acheter ces lots, s’ils ne contiennent que des histoires de seconde zone ?  Parce que dans les dizaines de titres réunis se trouve La perle qui fera rentrer les brouzoufs.  En aucun cas je critique négativement ce genre de chose, cela fait parti du jeu. Mais quand je vois autant de pourriture dans les rayons j’ai presque honte de dire que de temps à autre j’aime savourer un manga.



De ce mouvement populaire découle alors l’envie de découvrir le pays des okonomiyaki, et là patatras, c’est le début d’un constat flippant.


Dernièrement les universités qui enseignent le japonais connaissent un véritable BOOM de fréquentations, et j’ai donc décidé de m’intéresser à ses étudiants. Beaucoup sont jeunes et sortent à peine du lycée avec, souvent, comme but d’apprendre le japonais pour lire des manga ou bien regarder des dessins animés. Il m’est arrivé couramment de croiser des étudiants au style vestimentaire proche du cosplay et du quartier d’Harajuku (palme spécial à la personne avec un tatouage du type Naruto sur le visage, bravo bobby !) Ensuite se pose la question de à quoi va servir ces études (s’ils arrivent à les finir). Beaucoup aimeraient être traducteur, le hic, ce qu’être traducteur (pas de fansub et autres conneries hein, là on parle de boulot genre à l’ONU) est réservé aux meilleurs. Il faut être clair, des études de japonais n’apporte rien, par contre il s’agit d’un excellent complément à d’autres études et d’un bel apport personnel. Enfin la chose qui m’a plus frappé est surtout qu’ils ont une vision du Japon idyllique totalement inexact. Une vision typé manga. 


Ces jeunes se veulent en général cultiver, et sont les premiers à, par exemple, cracher tripes et boyaux sur la télé réalité, la star académie etc… Vous l’aurez compris, de toute la « culture populaire » française.  Pourtant, s’ils prenaient un peu de recul ils réaliseraient compte que la culture populaire japonaise est la même, voir pire. Il suffit de voir la J-pop. Aaah (pensif) la J-pop, un des plus grand ramassis de merde musicale jamais réalisé, en France on en fait de la bouse, de la tache bien baveuse, rien à dire, mais au Japon rien que le concept d’idole est juste vomissant. Pas besoins de plus amples explication je pense que vous comprenez où je veux en venir, si non, et bien, je ne peux rien faire pour vous.  Malheureusement, les évènements de « culture populaire japonaises » ne poussent pas ces gens à réellement découvrir la culture tout court. Il suffit de voir par exemple la JAPAN EXPO, le peu de stands réellement culturel sont en général  anecdotiques, il n’y aucun apport.


Alors est ce que la culture populaire japonaise est en crise ? Bien entendu, non ! Elle a encore beaucoup de beaux jours devant elle, mais je ne peux m’empêcher de penser que cette culture n’est  que synonyme de déchets, et essayer de la vendre à tout pris au point que l’ambassade et l’ambassadeur  du Japon s’en mêle est réellement une mauvaise idée. Il y a sans aucun doute, bien d’autre moyen de découvrir la réelle culture japonaise.


Tiens je vais découvrir la culture mexicaine en bouffant au Tex Mex et en me déguisant en Super Nacho…



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